Subordonnées et liens entre propositions

Conditions irréelles avec wenn et Konjunktiv II

B2Importantallemand

En bref

Pour imaginer une situation contraire à la réalité ou peu probable, l’allemand utilise wenn et le Konjunktiv II. La proposition introduite par wenn présente l’hypothèse ; l’autre exprime ce qui en résulterait. Comme en français avec « si j’avais…, je ferais… », on peut parler du présent ou d’un avenir imaginé. Pour un passé qui ne s’est pas produit, les deux propositions prennent une forme composée.

Formation

Présent ou avenir imaginé : Wenn + sujet + … + Konjunktiv II en fin de proposition, puis verbe conjugué + sujet + … (souvent würde + infinitif). Passé irréel : wenn + … + participe passé + hätte/wäre ; conséquence : hätte/wäre + … + participe passé.

Emploi

  • Exprimer ce que l’on ferait dans une situation imaginée, par exemple avec hätte ou wäre dans la proposition en wenn.
  • Regretter une occasion passée : hätte ou wäre au Konjunktiv II accompagne alors le participe passé dans chaque proposition.
  • Si la proposition en wenn vient en premier, le verbe conjugué de la conséquence suit immédiatement la virgule.

Exemples

  • Wenn ich mehr Zeit hätte, würde ich öfter kochen. — Si j’avais plus de temps, je cuisinerais plus souvent.
  • Wenn ich an deiner Stelle wäre, würde ich mit ihr sprechen. — Si j’étais à ta place, je lui parlerais.
  • Wenn wir früher losgefahren wären, hätten wir den Zug erreicht. — Si nous étions partis plus tôt, nous aurions attrapé le train.

Erreur fréquente

❌ Wenn ich hätte mehr Zeit, würde ich öfter kochen.

✅ Wenn ich mehr Zeit hätte, würde ich öfter kochen.

Dans la proposition introduite par wenn, le verbe conjugué se place à la fin : hätte vient après mehr Zeit.

À retenir

Après une proposition en wenn placée en tête, la conséquence commence directement par son verbe conjugué.